La Terre vue du Ciel façon NASA

article original publié par Science @ Nasa
auteur : Docteur Tony Phillips
traduction de Didier Jamet
10 JUIN 2002

L’astronaute Dan Bursch, membre de la quatrième mission à bord de la Station Spatiale Internationale, a saisi cet instantané de l’Everest fin mars 2002. Cliquez sur le lien du crédit pour obtenir une image grand format annotée
L’astronaute Dan Bursch, membre de la quatrième mission à bord de la Station Spatiale Internationale, a saisi cet instantané de l’Everest fin mars 2002. Cliquez sur le lien du crédit pour obtenir une image grand format annotée

NASA Earth observatory

Les scientifiques qui étudient la Terre sont aux anges lorsque les astronautes de la Station Spatiale Internationale contemplent le paysage depuis l’extraordinaire hublot du Laboratoire Destiny.

L’astronaute Dan Bursch jeta un coup d’œil à la carte, vérifia l’heure, et vola littéralement jusqu’au hublot. Il ne voulait surtout pas rater ce qui n’allait pas tarder à passer en dessous de lui : l’Everest, le toit du monde.

Le Soleil se levait juste au-dessus du Tibet quand il aperçut l’Himalaya, 350 kilomètres sous le vaisseau. « Le soleil rasant donnait un relief énorme aux montagnes » se souvient-il, « l’Everest me sautait aux yeux ! Le genre de spectacle qui se grave pour toujours dans votre cerveau. » Il immortalisa la scène avec un appareil photo numérique et la transmit vers la Terre par courrier électronique – Une carte postale à couper le souffle en provenance de la Station Spatiale Internationale (ISS).

La station spatiale est un endroit privilégié pour admirer la Terre. « Pour le moment il y a seize hublots dans la station spatiale, dont neuf sont généralement tournés vers la Terre. » rappelle Julie Robinson , qui étudie notre planète chez Lockheed Martin. Chacun offre une vue extraordinaire, mais l’un d’entre eux –et Dan ne s’y était pas trompé pour sa photo de l’Everest – est un peu particulier : c’est celui du laboratoire Destiny .

C’est le plus grand et le plus transparent poste d’observation de la station. « Selon les astronautes Tom Jones et Marsha Ivins, il est tellement transparent que, chaque fois qu’ils regardaient la Terre, ils se demandaient s’ils n’allaient pas passer au travers. » se souvient Karen Scott de l’Aerospace corporation. « c’était comme s’il n’y avait rien entre eux et le vide ».

Scott, qui a conçu et testé le hublot de 50 centimètres de diamètre, explique que « le hublot idéal serait celui qui n’altérerait pas la lumière qui passe au travers. Celui de Destiny s’en approche beaucoup ». Il transmet intégralement 98,5 % de toute lumière visible qui le frappe. « vous pourriez plaquer un télescope de 40 centimètres de diamètre contre le hublot, vous n’auriez pas de distorsion de l’image ».

Essayez-ça à la maison un de ces soirs. Braquez un télescope au travers de la fenêtre du salon, et tentez d’observer les étoiles : vous n’obtiendrez que des taches colorées. Le hublot de Destiny est remarquablement supérieur au verre ordinaire.

Le hublot est un des endroits favoris des astronautes, qui s’y arrêtent souvent pour prendre un cliché. Julie Robinson et ses collègues du laboratoire d’imagerie et d’étude de la Terre, dépendant du centre Spatial Johnson (JSC), ont analysé des milliers de ces images et leur reconnaissent un piqué exceptionnel.

Certaines d’entre elles font apparaître des détails de moins de 6 mètres à la surface de la Terre, environ la taille d’une camionnette. Plus étonnant encore : La Terre défile dans le hublot, et les astronautes n’ont pas de trépied pour stabiliser leur appareil. Après avoir essayé quantité de configurations et de réglages, les astronautes ont mis au point des méthodes fiables pour suivre leur sujet au sol sans perdre aucun détail.

Un hublot clair comme le cristal, un astronaute et un appareil photo. « C’est une équipe gagnante » déclare Greg Byrnes, directeur du projet d’observation de la Terre par les équipages au JSC. « La plupart des satellites ne peuvent prendre d’images qu’à la verticale, alors que les astronautes peuvent regarder dans n’importe quelle direction, et repérer ce qui vaut le coup d’œil. Ils savent aussi prendre leurs photos entre les nuages, passer rapidement du cadrage serré au grand angle, et remarquer immédiatement quelque chose d’inhabituel dans le paysage. »



Deuxième partie : les astronautes ont le coup d’œil

(lien ci-dessous)

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