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Ciel des Hommes

Cap sur Mars, en avant toute !

traduction de Didier Jamet

paru le 09 septembre 2002

« Une seule technologie de propulsion ne suffira pas au bonheur de tout le monde » avertit Johnson. De fait, les voiles solaires et à plasma seraient probablement utilisées au départ pour transporter des marchandises et du ravitaillement plutôt que des humains entre la Terre et Mars, car « atteindre la vitesse de libération prend trop de temps avec ces technologies » ajoute Drake.

Néanmoins, une combinaison de plusieurs technologies pourrait s’avérer très économique dans la perspective de faire débarquer des hommes sur Mars.

En fait, un mélange de propulsion chimique, ionique et d’aérofreinage pourrait faire passer le poids au décollage d’une mission martienne de 6 astronautes sous les 450 tonnes (nécessitant 6 lancements seulement) – moins de la moitié de ce qu’il faudrait avec la propulsion chimique seule.

Une telle mission hybride pourrait se dérouler ainsi : une fusée à propulsion chimique satelliserait de façon traditionnelle le vaisseau. Une fois en orbite basse, les moteurs ioniques s’allumeraient, ou bien les contrôleurs au sol déploieraient une voile solaire ou à plasma. Durant 6 à 12 mois, le vaisseau (alors inhabité afin de ne pas exposer l’équipage aux fortes doses de radiation reçues lors de la traversée des ceintures de radiation de Van Allen) s’éloignerait lentement en spirale, accélérant progressivement jusqu’à atteindre une orbite haute de départ.

L’équipage serait alors transféré vers le véhicule martien à bord d’un taxi à haute vitesse. Un petit étage à propulsion chimique donnerait finalement au vaisseau l’impulsion nécessaire pour quitter l’orbite et se libérer définitivement de l’attraction terrestre, et il ne lui resterait plus qu’à se diriger en avant toute vers Mars.

Comme Mars et la Terre se déplacent autour du soleil sur leurs orbites respectives, la géométrie relative entre les deux planètes est en perpétuelle changement. L’alignement optimal pour un voyage rapide et au meilleur coût se produit environ tous les 15 ans, et le prochain après 2003 aura donc lieu en 2018.

Peut-être aurons-nous d’ici là une réponse différente à la question « Houston, c’est encore loin Mars ? ».



Quelques liens pour aller plus loin

Quand serons-nous capables d’aller vers les étoiles lointaines aussi facilement que dans les livres de science fiction ? Mark Millis, chercheur au Centre spatial Glenn, a peut-être la réponse.

Faire un tour dans une bulle magnétique. La magnétosphère de poche comme moyen de transport spatial.

Les infatigables moteurs ioniques, dont le plus fameux, celui de Deep Space 1

Une pichenette vers les étoiles

Mettre les voiles vers les étoiles.

Solar Sailing 101

Comment transformer la science-fiction en réalité ?

Le transport spatial vu par différents services de la NASA :

In-Space Transportation

space Launch Initiative

advanced space transportation program

Qu’est-ce que l’aérofreinage ?

Qu’est-ce que l’assistance gravitationnelle ?

 

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Version française de Science@NASA
Auteur original : Trudy E. Bell
Crédit : NASA Science

Vue d’artiste d’un vaisseau décélérant par aérofreinage.
Crédit : JPL

 

Une mission martienne s’appuyant sur des technologies hybrides commencerait avec une phase classique de propulsion chimique jusqu’en orbite basse
Crédit : John Frassanito et associés

 

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