article de Didier Jamet
30 JANVIER 2026
Le second étage d'un lanceur chinois Zhuque-3, pesant initialement la bagatelle de 7 tonnes, s'est désintégré au-dessus du Pacifique Sud à 13h39 heure française. Tout danger est écarté.
Les modèles de rentrée dans l'atmosphère situaient le point de désintégration au-dessus de l'Azerbaïdjan, mais après avoir survolé l'Irlande, l'Angleterre, le Danemark, la Pologne, l'Ukraine et le sud de la Russie. Finalement, c'est vers la fin de la fenêtre de retombée qu'est tombé le débris, au dessus de l'Océan Pacifique.
Les modélisations de survie à la traversée de l'atmosphère envisagent pour leur part que jusqu'à une tonne de matériel réchappe aux 1600°C de la rentrée atmosphérique, en plusieurs morceaux.
Zhuque-3, « l'oiseau vermillon », est un lanceur à deux étages, d'une masse au lancement de 550 tonnes, partiellement récupérable, fabriqué en acier inoxydable et alimenté par du méthane liquide.
Il s'agit du troisième d'une série de lanceurs orbitaux développés par LandSpace Technology Corporation (LandSpace), un fournisseur commercial chinois de lancements spatiaux basé à Pékin.
Le vol inaugural de Zhuque-3, dont le deuxième étage est sur le point de retomber, a eu lieu le 3 décembre 2025. La tentative de Landspace de récupérer le premier étage lors du vol inaugural de la fusée a été infructueuse. C'est maintenant le 2e étage qui retombe de façon totalement incontrôlée.
Mise à jour du 30/01/2026, 16h
Nous sommes à présent plus de 3 heures, soit 2 orbites terrestres basses, après l'événement prévu, et aucune retombée au-dessus d'une zone habitée n'est signalée. Il est très probable que le deuxième étage de Zhuque-3 se soit fort heureusement désintégré au-dessus d'un des océans ou zone désertique situés sous sa trajectoire.
Mise à jour du 31/01/2026, 10h30
D'après les données de satellites de l'US Space Force observant dans l'infrarouge, Le 2e étage du lanceur Zhuque-3 s'est finalement désintégré au-dessus du Pacifique Sud à 13h39 heure française (01h39 le 31/01 heure locale, donc en pleine nuit), à plus de 1000 km au sud-est des côtes de Nouvelle Zélande. La prédiction de retombée de débris spatiaux est un art difficile...

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