RSS FB TW
Ciel des HommesHomepage

Crédit : Nasa-JPL/CalTech

+
Vue d'artiste de cette dixième planète, dont le nom définitif doit encore être v [...]
Découverte d’une dixième planète dans le système solaire !

traduction réalisée par Didier Jamet

publié sur Ciel des Hommes le 01-08-2005

Une équipe d’astronomes américains vient d’annoncer la découverte aux confins du système solaire d’un corps céleste plus grand que Pluton, considérée jusqu’ici comme la neuvième et dernière planète du système solaire.

dictionnaire
Ciel

Ciel

Lumière

Lumière

Magnitude

Magnitude

Planète

Planète

Pluton

Pluton

« Elle est assurément plus grande que Pluton » s’enthousiasme le docteur Mike Brown, de l’institut californien de technologie, qui a annoncé la découverte vendredi 29 juillet 2005.

La planète, qui n’a pas encore été nommée officiellement, a été trouvée par Brown et son équipe à l’aide du télescope Samuel Oschin de l’observatoire de Palomar, près de San Diego. Elle se trouve actuellement 97 fois plus éloignée du Soleil que ne l’est la Terre, soit 97 unités astronomiques. Pour donner une référence, Pluton est à 40 unités astronomiques du Soleil.

Cette distance permet de situer la nouvelle planète plus ou moins dans la ceinture de Kuiper, sombre domaine au-delà de Neptune où circulent des milliers de petits corps glacés. Aussi cette planète semble être un objet de Kuiper typique, si ce n’est sa taille, beaucoup plus imposante. Pour Brown, sa taille, comparable à certaine des 9 planètes déjà connues dans le système solaire, la range de facto dans la catégorie des planètes.

Les astronomes amateurs équipés de grands télescopes ont la possibilité d’apercevoir le pale reflet de cette planète. Mais ce ne sera pas spectaculaire. Sa magnitude de 19 et son très faible mouvement apparent par rapport au fond du ciel ne vous laisseront pas un souvenir impérissable. « Elle se trouve en ce moment à l’est dans le ciel du petit matin, dans la constellation de la Baleine » indique Brown.

Outre Mike Brown, les autres co découvreurs de cette planète sont : Chad Trujillo, de l’observatoire Gemini à Maunea Kea, Hawaii, et David Rabinowitz, de l’université de Yale, New Haven, Connecticut. Leur première image de la planète a été obtenue avec le télescope Samuel Oschin de 122 cm de diamètre le 31 octobre 2003. La planète se trouvait cependant si loin que son mouvement apparent, très faible, ne put alors être détecté. Il fallut attendre une nouvelle analyse de la série d’images, en janvier 2005, pour le percevoir. Depuis lors, les scientifiques n’ont eu de cesse de préciser les caractéristiques de la planète, notamment sa taille et son orbite.

« Nous sommes à présent certains à 100 % qu’il s’agit du premier objet plus gros que Pluton découvert dans les confins du système solaire » ajoute Brown.

Les télescopes ne sont pas encore parvenus à nous livrer une image directe du disque de cette planète. Aussi, pour déterminer son diamètre, les astronomes doivent se fier à leurs mesures de son éclat, en fonction d’un certain nombre d’hypothèses sur la réflectivité de sa surface. Comme toutes les planètes, celle-ci se contente de renvoyer la lumière du Soleil. D’une manière générale, plus la planète est grande, plus elle renvoie de lumière. Et même si sa réflectivité exacte n’est pas connue, il est possible de fixer son diamètre dans un intervalle de confiance suffisamment fiable.

« Même si elle réfléchissait 100 % de la lumière qu’elle reçoit du Soleil, elle serait encore plus grande que Pluton » affirme Brown. Pluton mesure 2300 km de diamètre. « Je dirais que la nouvelle venue est environ une fois et demie plus grande. Mais il s’agit d’une estimation, nous n’en sommes pas encore certains. »

La taille maximale de la planète a également été fixée grâce à l’utilisation du télescope spatial Spitzer de la Nasa. Ce dernier n’a pas été en mesure de percevoir le rayonnement en provenance de cette planète. Aussi, son diamètre doit nécessairement être inférieur à 3 200 km confirme Brown.

Cette planète s’appelle temporairement 2003 UB313. Les découvreurs ont bien proposé un nom à l’union astronomique internationale, mais ils doivent attendre l’aval de cette institution, la seule autorité internationale à pouvoir nommer les corps célestes, avant d’être en mesure de le révéler.


Science @ Nasa - version française

En partenariat avec le Centre Spatial Marshall (MSFC) de la NASA, Cidehom vous propose la version française de Science@Nasa
Science @ Nasa

Crédits & Contacts

Auteur original :
Docteur Tony Phillips
Responsable officiel à la NASA :
Ron Koczor
Producteur - Editeur :
Dr. Tony Phillips
Conservateur :
Bryan Walls
Les sites web Science@NASA bénéficient du soutien du Directoire Scientifique du Centre Spatial Marshall. La mission de Science@Nasa est de faire connaître au public les recherches de la NASA et d'aider les scientifiques de la NASA à honorer leurs obligations de communication.